Publication: La consolidation democratique a l’epreuve des etats de l’afrique subsaharienne: le cas de lacote d’ivoire
Abstract
The issue of democratization in Black Africa was the subject of several analyzes and interprÉtat ions in light of many theoretical approaches of which economic and sociocultural ones seem to be dominant. Mosttheoriesthat have been formulatedto explain the failureof democratizationin African statesbase theirlegitimacyon culturalisttheoriesfor whichthe culture andparticularlythe multiethnic natureof the societiesis the mainbarrier. Moreover,the synopsis of25 yearsof experience(since 1990s)does not sayless because somemultiethnic states have demonstrated consolidated democracy and other homogeneous states so far have not passed the transition overcoming the fratricidal wars. From then thesecasesallowed lifting theclichésofethnic negationism on democratizationand redirectresearches oninstrumentalizationsor thepoliticization ofethnic groupswhich show themselves through formation of parties and political groupings with an ethnic, religious or / and regionalist character. In Sub-Saharan Africa, it is the transfer of the phenomenon of ethnicity in the public place by political actors which seems to hinder generally the process of democratization through contrast impacts on the formation of the national unity, the rule of law and reliable state institutions, of which the implementation remains a prerequisite for registration in democracy. Ethnicity itself does not constitute a barrier in the democratization. The examples of India and South Africa are very illustrative there. The return to the multiparty system has re-appeared ethnic tensions that were buried throughout the colonial period and under the regime of the unique party. These tensions which are the expression of the civil wars, recurring armed rebellions on the continent were several times the object of barrier in the current process of democratization. It is typically the case of Ivory Coast that since its first trial of transition in 1990 has difficulty in completing its process of democratization coloured of more often by breaks due to the interventions of military coup and armed rebellions of 1999 and 2002. `
La question de la démocratisation en Afrique Noire a fait l’objet de plusieurs analyses et interprétations à la lumière de maintes approches théoriques parmi lesquelles celle économique et socioculturelle semblent être dominantes. La plupart des thèses qui ont été formulées pour expliquer l’échec de la démocratisation dans les États africains fondent leur légitimité des théories culturalistes pour laquelle la culture et notamment le caractère multiethnique des sociétés en constitue la barrière principale. À ce constat, le bilan des 25 ans d’expériences(depuis les années 1990) ne dit pas moins le contraire, car certains États multiethniques ont fait preuve de démocratie consolidée et d’autres également homogènes ont jusque-là pas franchi le cap de la transition en surmontant les guerres fratricides. Dès lors ces cas de figure ont permis de lever les clichés du négationnisme ethnique sur la démocratisation et de réorienter les recherches sur les instrumentalisations ou à la politisation de ces ethnies qui, dans la scène politique, semanifeste à travers des formations des partis et des regroupements politiques à caractère ethnique, religieux ou/ et régionaliste. En Afrique subsaharienne, c’est bien le transfert du phénomène de l’ethnicité dans l’espace public par les acteurs politiques qui semble entraver généralement le processus de démocratisation à travers des impacts contrastes sur la formation de l’unité nationale , de l’État de droit et des institutions étatiques fiables, dont la mise en place reste un préalable pour l’inscription de la démocratie. L’ethnicité en soi ne constitue pas une barrière à la démocratisation. Les exemples de l’Inde et de l’Afrique du Sud en sont très illustratifs. Par contre, le retour au multipartisme a fait ressurgir des tensions ethniques enterrées dans la période coloniale et sous le régime du parti unique. Ces tensions qui sont l’expression des guerres civiles, des rebellions armées récurrentes sur le continent ont plusieurs fois fait l’objet de barrière au processus de démocratisation en cours. C’est précisément le cas de la Côte d’Ivoire qui depuis son premier essai de transition en 1990 peine à parachever son processus de démocratisation teinté de plus souvent par des ruptures dues aux interventions de coup d’étatmilitaire et rebellions armées de 1999 et de 2002. `
La question de la démocratisation en Afrique Noire a fait l’objet de plusieurs analyses et interprétations à la lumière de maintes approches théoriques parmi lesquelles celle économique et socioculturelle semblent être dominantes. La plupart des thèses qui ont été formulées pour expliquer l’échec de la démocratisation dans les États africains fondent leur légitimité des théories culturalistes pour laquelle la culture et notamment le caractère multiethnique des sociétés en constitue la barrière principale. À ce constat, le bilan des 25 ans d’expériences(depuis les années 1990) ne dit pas moins le contraire, car certains États multiethniques ont fait preuve de démocratie consolidée et d’autres également homogènes ont jusque-là pas franchi le cap de la transition en surmontant les guerres fratricides. Dès lors ces cas de figure ont permis de lever les clichés du négationnisme ethnique sur la démocratisation et de réorienter les recherches sur les instrumentalisations ou à la politisation de ces ethnies qui, dans la scène politique, semanifeste à travers des formations des partis et des regroupements politiques à caractère ethnique, religieux ou/ et régionaliste. En Afrique subsaharienne, c’est bien le transfert du phénomène de l’ethnicité dans l’espace public par les acteurs politiques qui semble entraver généralement le processus de démocratisation à travers des impacts contrastes sur la formation de l’unité nationale , de l’État de droit et des institutions étatiques fiables, dont la mise en place reste un préalable pour l’inscription de la démocratie. L’ethnicité en soi ne constitue pas une barrière à la démocratisation. Les exemples de l’Inde et de l’Afrique du Sud en sont très illustratifs. Par contre, le retour au multipartisme a fait ressurgir des tensions ethniques enterrées dans la période coloniale et sous le régime du parti unique. Ces tensions qui sont l’expression des guerres civiles, des rebellions armées récurrentes sur le continent ont plusieurs fois fait l’objet de barrière au processus de démocratisation en cours. C’est précisément le cas de la Côte d’Ivoire qui depuis son premier essai de transition en 1990 peine à parachever son processus de démocratisation teinté de plus souvent par des ruptures dues aux interventions de coup d’étatmilitaire et rebellions armées de 1999 et de 2002. `
